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Baume à lèvres Bleu le fier 5g (avec zinc)

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BLEU 

 

 

 

Infos tirées du site internet de Futura sciences, dossier chromatique

 

Les différents sens du mot bleu - une recherche de Caroline Forget, historienne

 

Le mot vient tout droit du francique au XIe siècle et d'adjectif il a donné de nombreux substantifs en français :

  • Un bleu : une ecchymose, une meurtrissure

  • Un bleu : un novice, un nouveau, la bleusaille (péjoratif)

  • Un bleu : un habit de travail, bleu de travail, bleu de chauffe, bleu de mécano

  • Un bleu : certain fromage, fourme, gorgonzola, roquefort

  • Au bleu : mode de cuisson

 

Le bleu dans l'histoire

 

Chez les Égyptiens qui utilisaient déjà beaucoup de couleurs, ce fut le bleu et le vert qui dominèrent. En plus du lapis-lazuli qui donne un bleu profond, les Égyptiens se servaient d'un colorant bleu, le bleu égyptien (voir l'image ci-dessous). C'est sans doute le premier colorant synthétique. Le bleu est le souffle divin et décore donc la coiffure de ceux qui sont partis dans l'Éternité. Ces couleurs sont fréquentes dans les tombes et sont toujours éclatantes et coruscantes.

 

On oppose à la pourpre romaine (color officialis), la caeruleus color des barbares, bleu foncé tiré du guède, une plante (Isatis tinctoria), dont les Bretons et les Celtes se peignaient le corps pour paraître redoutables au combat. Cette couleur bleue était déconsidérée pendant toute la période romaine et il faut attendre la fin du XIIe siècle pour la voir adopter par les puissants.

 

Les pigments bleus et le lapis-lazuli

Le premier bleu de l'histoire est sans doute le lapis-lazuli et certains sels minéraux (de cuivre, de cobalt...) disponibles en surface. Puis vinrent les plantes, pastel, indigo et sans doute d'autres puis les composés synthétiques d'abord artisanaux puis industriels.

 

Le bleu chez les végétaux

 

Il existe un exemplaire d'indigotier au Jardin des plantes à Paris. Il fut cultivé dans le Midi lors du blocus continental déclenché par Napoléon I au début du XIXe. La famille botanique comprend environ 300 espèces d'arbres donnant du bleu !

 

L'indigotier et l'indigotine

 

Comme la guède, l'indigotier fournit de l'indigotine, mais sous une autre forme chimique, et surtout, beaucoup plus concentrée que sa rivale. Moins chère que la teinture indigène, cet indigo véritable remplacera le colorant médiéval du pastel tout au long des XVII-XVIIIe siècles.

 

On suppose que c'est en Inde que les artisans commencèrent à extraire l'indigotine pour la conserver et lui donner une forme soluble à l'eau qui permettrait ensuite la teinture.

Dès l'Antiquité, les Romains importaient la fécule d'indigo d'orient, compactée sous forme de pains même s'ils en ignoraient la véritable origine. Connu dès le XIIe en Italie et dès le XIIIe en France il n'était utilisé que par les peintres.

 

La médecine traditionnelle utilisait les feuilles et les racines. On lui prêtait des vertus vomitives. En Chine, on l'utilise comme antipyrétique (contre la fièvre), hépatique et dépuratif (purifie le sang en éliminant des déchets). En Afrique du Sud, la racine broyée sert d'antalgique contre les rages de dents.

 

Histoire de l'indigo

 

Le véritable indigo est théoriquement un bleu sombre et violacé voire rougeâtre extrait de la fécule des feuilles de l'indigofera tinctoria, originaire d'Asie tropicale et acclimaté sur le nouveau continent. Des variétés proches ont été utilisées dans les zones chaudes et irriguées du continent eurasien. La teinte est en fait variable étant donné le nombre de variétés végétales employées et la diversité des traitements. Il s'agit cependant presque toujours d'un bleu violacé, caractéristique de l'indican.

 

L'Afrique occidentale présente aussi un rapport particulier avec l'indigo, dans sa mythologie et ses coutumes, comme en atteste notamment l'exemple bien connu des «hommes bleus», les Touaregs.

Il est vrai par ailleurs que les hommes en bleu, qu'ils soient de l'Europe celtique, du Sahara ou de l'Indus, semblent avoir inspiré une grande peur chez leurs ennemis, quels qu'ils soient.

 

***

 

Infos tirées des conférences de l'historien Michel Pastoureau La « Révolution du bleu » des 12e et 13e siècles.

 

La couleur a eu plusieurs significations au cours de l'histoire de l'Europe occidentale. Les Grecs et les Romains de l'Antiquité avaient des préjugés quant au bleu qu'ils associaient aux Celtes et aux Germains, peuples barbares qui se peignaient le corps en bleu pour intimider leurs ennemis. Un homme aux yeux bleus était signe de ridicule tandis qu'une femme aux yeux bleus était signe de mauvaise vie et aucun citoyen ne porte de vêtements bleus.

 

Le bleu ne faisant pas parti de la vie quotidienne, il n'existe pas terme fixe en latin classique pour désigner la couleur et on observe des confusions de vocabulaire entre le bleu, le gris et le vert.. Le plus populaire est cearuleus qui tire son origine des mots cire et/ou ciel. Lorsque les langues romanes (issues du latin) se sont constituées, on a dû piger ailleurs que dans le latin classique, notamment dans les langues germaines (blau, qui devient blue, bleu) et dans les langues arabes (azraq, qui devient azur, azul).

 

Jusqu'au 1er millénaire de notre Ère, le bleu est très discret ou absent des systèmes de la couleur. Par exemple, un arc-en-ciel est représenté avec 3 ou 4 couleurs seulement et le bleu n'y figure pas. C'est la même chose pour les couleurs liturgiques où les couleurs dominantes sont le blanc, le rouge et le noir.

 

C'est vers la fin du 11e siècle et au début du12e siècle que l'on perçoit un changement, notamment dans le domaine des arts tels le vitrail, l'émail, l'enluminure ainsi que la peinture, de sorte que l'indice de fréquence de l'utilisation du bleu s'élève. Appliquée d'abord en périphérie, la couleur prend peu à peu plus de place dans les œuvres artistiques pour devenir centrale. Ce courant s'observe également dans la vie sociale, surtout sur les vêtements du siècle suivant. Deux facteurs sont responsables de cette promotion :la Vierge Marie et Philippe-Auguste II, roi de France.

 

À partir des années 1150, les représentations iconographiques de la Vierge mettent l'accent sur son incarnation de « Reine du ciel » en la vêtant d'une tunique bleue, habituellement de couleur noire ou grise. Pourquoi ce changement? Il est possible que l'on ait voulu accentuer l'unicité de la Vierge en la parant d'une couleur rare et difficile à fabriquer. On peut dire que c'est une forme d'hommage ostentatoire, car la rareté est dispendieuse.

 

Quant à Philippe-Auguste II (1165-1223) qui fut l'inventeur de la nation française, il n'hésite pas à porter des vêtements bleus et ose même arborer des armoiries ornées de lys blancs sur un fond bleu azur, qui deviendront les armoiries officielles des rois de France. Son petit-fils, St-Louis (patron des Français) poursuit la tradition et lance une mode « bleue » que les autres rois (Angleterre, Scandinavie et Allemagne) suivent volontiers.

 

Ainsi, à partir du 13e siècle, la culture des plants de guède bat son plein et fait la richesse des villes qui la cultivent. Plusieurs villes ont pu construire des églises et des cathédrale grâce aux retombées économiques de la culture du guède! Le bleu devient alors le rival du rouge et on assiste à une compétition féroce entre les marchands de rouge et les marchands de bleu.

 

Le premier moteur de cette promotion est certainement théologique, la couleur est maintenant associée au Dieu de lumière. Dans la langue, on distingue même la lumière divine (lux) à la lumière terrestre (lumen). Conséquemment, les représentations du ciel dans l'iconographie deviennent bleues et on associe la couleur au divin. Quant aux représentations terrestres, elle sont souvent de couleur blanche ou bleu très pâle.

 

Les Réformateurs du 16e siècle ont joué un rôle déterminant quant au deuxième moment de gloire du bleu. Calvin et ses comparses classent les bonnes couleurs (noir, blanc, gris, brun et bleu) contre les mauvaises (jaune, rouge et vert) et notre vedette bleuté devient de plus en plus présente.

 

Le dernier grand moment a lieu au 18e siècle, grâce aux chimistes des Lumières. La couleur se diversifie et le bleu de Prusse est le plus populaire. L'importation de l'indigo américain, au détriment de l'indigo asiatique et du pastel, est plus économique due aux faibles coût de culture et aux esclaves.

 

Bref, la couleur bleue à connu plusieurs significations au cour de l’histoire : à la fois virginale, dynastique, royale, monarchique, étatique et nationale (suite à la Révolution française) elle est devenue, depuis le 18e siècle, la couleur préférée de la planète!

 

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