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Chaque voyage est une leçon - Costa Rica 2016 11/01/2016

Costa Rica 2016 ou la persévérance

Depuis l'Italie, début 2014, la Savonnerie a vécu une forte croissance qui nous a permis d'accomplir des petits miracles - en 2015, nous avons plus que doublé notre chiffre d'affaires de 2013. Pour la première fois, dans toute l'histoire de la Savonnerie, notre défi principal n'est plus la vente de nos produits (quoique nous demeurions très actifs dans le processus et engagés à fond dans le développement et l'innovation... et pas du tout assis à attendre les ventes!) mais la capacité de production, vu l'espace physique extrêmement limité de nos infrastructures. 10 ans après sa création, la Savonnerie est toujours attenante à ma résidence personnelle, et en 2015, j'ai pris la décision qu'elle devait en sortir et que je faisais le premier pas en ce sens - j'ai donc fait l'acquisition d'un terrain très bien situé où je compte déménager les activités de la Savonnerie dès 2017, si tout va bien.  Or, pour bien faire, je devrais immédiatement me plonger sur ce projet aussi excitant qu'effrayant par sa démesure.

Je trouve toujours les fins d'années difficiles, car après deux saisons où on roule sur l'adrénaline (saison estivale et Noël), il est difficile de diminuer la cadence... je dis souvent que j'ai seulement deux vitesses: vite, ou arrêtée. Après deux années de forte croissance, j'avais cependant besoin de repos. J'ai la chance d'avoir une équipe de travail formidable sur laquelle je peux aisément compter, et, depuis août dernier, un adjoint qui me seconde et qui peut suivre mes dossiers. J'ai donc choisi une escapade en amoureux de type plage au Costa Rica, un pays qui m'attirait vraiment par sa biodiversité.

L'objectif du voyage: repos, repos, repos, chaleur, repos. Pas de grandes aventures. Du dépaysement, oui, mais en formule sans tracas. C'est tellement important de fixer son objectif avant de partir, et que celui-ci soit partagé par les gens qui choisissent de voyager ensemble. Je me suis vite rendue compte que les objectifs peuvent varier infiniment: de la bronzette à la beuverie, en passant par le besoin de se dépasser en vivant les expériences les plus authentiques et les plus originales possibles. Mon chum et moi partagions la vision de ce voyage tant espéré: la farniente. Le repos. La dolce vita manière Costa ricaine: PURA VIDA. Nous courrons toute l'année pour être performants dans notre boulot, de bons parents, de bons conjoints. Pouvons-nous ÊTRE, parfois, tout simplement?

Lorsqu'on fait de l'espace, en voyage, pour le vide, on est chaque fois récompensé: chaque voyage, de par l'éloignement, vient avec son lot d'apprentissages et d'enseignements. Il faut être à l'écoute de soi, goûter et observer.

LE BONHEUR EST UN CHEMIN, PAS UNE DESTINATION

Entre deux siestes, une baignade à la mer et une à la piscine, nous avons choisi, question de voir un peu de faume ricaine, de participer à une expédition en mer de type pêche, dauphins et apnée. Ce genre d'expédition fourmille et les concessions s'arrachent les clients. Nous sommes partis à la découverte des dauphins, moi qui était déçue de n'avoir pas beaucoup vu de baleines l'an dernier à Tadoussac. Les huit paires d'yeux sur le bateau ont passé de longues minutes, puis heures à décoder les ombrages sur les vagues à l'horizon pour tenter reconnaître un dauphin, un poisson, ou n'importe quoi (plus les heures passaient, moins nous étions "difficiles") mais... rien. Au début, j'étais déçue, puis après, je me suis dit que c'était bien comme ça et je me suis mise à apprécier la balade de bateau pour la balade, tout simplement. Car le chemin est aussi important que la destination. Et qu'il ne faut pas forcer la nature.

PERSÉVÉRANCE: THERE IS ALWAYS A PATH

Le Costa Rica avait également l'objectif non dissimulé de m'apporter de la guidance dans le projet de construction de la nouvelle savonnerie, à savoir si je sautais ou non dans ce projet et quand. Car je regarde le sommet et il est tellement haut que j'ai peine à le voir. Il y a plusieurs caps à franchir, plusieurs climats, et la tête est si haute qu'elle est cachée par les nuages! Et, je l'avoue, devant ce projet plus grand que moi, je manquais de courage et de carburant.

Nous sommes allés marcher sur la plage chaque jour. Nous avons marché partout où nous allions. À Samara, à Playa Carillo, dans la jungle, en escapade magnifique sur les "Samara trails". Nous avons beaucoup aimé la plongée en apnée et y sommes retournés, en marchant, tout au bout de la plage sud de Samara. Mes pieds étaient meurtris par la marche en sandales, sans soutien, ou pieds nus dans le sable brûlant sous le soleil de l'Amérique centrale, où il fait toujours vraiment chaud. Une fois rendue aux récifs, j'avais envie de continuer, car j'avais envie de refaire de l'apnée, mais je n'avais pas du tout envie de traverser les roches escarpées et glissantes de la marée descendante en sandales. J'avais peur. La peur d'une enfant de maternelle à la rentrée. La peur de marcher seule en forêt en pleine nuit. La peur incontrôlée de l'inconnu. J'avais envie de reculer et de retourner dormir à la villa... après tout, n'étais-je pas là pour relaxer? J'ai regardé le chemin du premier 50 mètres... il semblait y avoir un accès par le sable assez facile. J'ai regardé mon chum qui, de toute évidence, ne partageait pas du tout mon sentiment et allait de l'avant en toute confiance, sans se poser de questions. J'ai donc décidé d'avancer, un pas à la fois, sans anticiper, en me disant que j'irais à mon rythme et que je rebrousserais chemin si j'en avait vraiment envie. À travers les caps de roches, il semblait toujours y avoir un chemin à plat, sur le sable, accessible. Je me suis mise à me répéter: "there is always a way, always a path". Peu importe les difficultés, il y a toujours un chemin qui peut nous mener à notre objectif. Il faut savoir le repérer, et aussi, demander de l'aide. Je n'ai pas hésiter à accepter l'aide pour franchir les récifs. Pourquoi en serait-il autrement pour mon méga projet?

Je n'ai pas toutes les réponses. Je sais où, mais je ne sais pas quand, ni comment, et peut-être pas une idée précise de tous les "avec qui". Avec vous, peut-être. Je sais seulement que je désire ardemment aller jusqu'au bout de cette aventure fantastique qu'est la vie, la mienne, avec la certitude explosive qu'on en a qu'une! ON A QU'UNE SEULE VIE. À nous d'en faire ce qu'on veut, de la créer. Et que la vie, cette année, en 2016, l'année où mon entreprise a dix ans et où moi, j'aurai 40 ans, me mène au camp de base de ce projet qui me fascine autant qu'il m'effraie. Mon Everest, on a rendez-vous toi et moi.

Marie-Eve Lejour, PDG-propriétaire

COMMENTAIRES

De Commentaire

Josée Boily
12/01/2016

Que de sagesse! Tout ce que tu décris est tellement vrai. Bonne chance dans ton projet. Avec ta philosophie, je ne suis pas inquiète pour toi. Bon voyage et profites-en bien!

Rona
12/01/2016

Écoute ton coeur ma belle grande!!!!!

Carol
12/01/2016

Laisse la vie te guider en douceur, tout n'apas besoin d'être ardu pour réussir dans la vie !!!

Ambre
15/01/2016

Ce que vous écrivez est fascinant, moi je savonne pour les miens, pour moi , pour créer pour mon plaisir..en France on demande trop bagages pour avoir une savonnerie
Mais croyez moi, le chemin existe et votre ascension promet d'être à la hauteur de vos attentes
Je trouve votre métier magique,il faut aussi prendre du recul ,j'aime vos mots je vous invite si vous me le permettez ici
parfumsetbulles.blogspot.fr

Marie-Josée
24/01/2016

Tout est parfait.

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